Une nouvelle collection de bande dessinée dédiée aux univers de genre.Horreur, western, polar, fantastique, science-fiction, post-apocalyptique … Grindhouse stories ne s’interdit aucun genre et se veut l’héritière de ces séries B parfois discutables mais ô combien divertissantes ! Grindhouse (de l’anglais to grind, moudre, et house, maison) : terme désignant les salles de cinéma qui présentaient principalement des films d’horreur et d’exploitation1 . Par extension, le mot est utilisé pour désigner le genre des oeuvres projetées dans ces cinémas.C’est un fait : la pop-culture a désormais acquis ses lettres de noblesse auprès du grand-public. Mais le lissage hollywoodien des récents blockbusters a tendance à faire oublier d’où elle vient : que ses racines étaient en marge, indépendantes, underground, voire punk. C’est en puisant dans des courants culturels alternatifs variés et très codifiés – de la littérature fantastique (Poe, Lovecraft) et policière (Agatha Christie, Conan Doyle), aux comics pulps (EC Comics, Mad) en passant par le cinéma de monstres (Them !, Frankenstein) –, que toute une génération d’artistes a contribué, dans les années 1970, à donner naissance à ce nouveau genre dont la principale force était d’en entremêler plusieurs.Libres, sans concession et d’une grande audace créative, leurs oeuvres offraient un moyen de critiquer l’idéologie du rêve américain sous le masque du divertissement. Et de nouveaux grands noms, porte-étendards d’une jeunesse en révolte, sont alors apparus : Stephen King, Cormac McCarthy, Frank Miller, Alan Moore, George Romero, Joe Dante, John Carpenter ou Tobe Hooper pour ne citer qu’eux. Aujourd’hui, cet état d’esprit, à la fois pop et indé, renaît à travers Grindhouse stories.Des ouvrages à pagination élevée, one-shots ou séries courtes, qui ambitionnent de revenir aux fondamentaux d’un courant au sein même de l’un des mediums qui l’a vu naître. Amazing Grace, un récit post-apocalyptique, démarre la collection ! Et sera suivi par Silencio et L’Agent le 12 juin.