Interview

A l’occasion de la sortie de son nouvel album « de beaux moments », Jim, de passage en Belgique a eu la gentillesse de nous accorder un peu de son temps pour une interview. Cet auteur auquel tout semble réussir depuis quelques années nous a parlé de son déjà long parcours dans le monde du 9ème art.
Des histoires courtes. Des regards tendres et justes sur l’essence de nos vies. Des histoires de temps qui passe, d’amour, d’amitié, de corps ou de souvenirs que l’on farde pour s’arranger un peu avec la réalité. Des histoires simples qui n’ont d’autre point commun que leur profonde humanité et leur capacité à nous faire prendre conscience des beaux moments…
BdTour : Bonjour Jim, cela fait plus de 25 ans que votre nom apparait au « générique » d’albums de BD, que ce soit sous votre pseudonyme de Téhy ou de Jim. Vos noms de plume nous semblent associés aux genres que vous traitez. A savoir, Téhy à l’époque pour des récits de SF et dans un style assez réaliste ; puis Jim tout un temps sur de la BD plus humoristique… Vous pouvez nous en dire plus sur votre choix de ces noms d’artiste ?
JIM : en fait la séparation est très simple. Pour moi, Téhy c’est plus le côté fantastique, la science-fiction ; et Jim c’est le contemporain. Que ce soit au début, plus sous forme d’humour, ou plus récemment sous forme de romans graphiques, Jim parle du couple, des relations avec les amis et d’autres choses comme ça. Au départ, c’était juste une ruse. A mes débuts, je faisais des albums sous le nom de Téhy et j’étais très lent. J’ai mis trois ans pour faire ma première BD « la teigne », et je ne faisais que ça. J’ai alors attaqué le tome 2, et j’en reprenais pour trois nouvelles années, et là j’ai eu envie de me faire une petite parenthèse humour. J’avais fait quelques pages d’essai d’un livre qui s’appelait « Jingle Sex », et je voulais proposer à mon éditeur de le faire, sauf que, vu ma lenteur, je savais qu’il dirait non, et ne serait pas d’accord avec cette parenthèse. Donc, j’ai eu l’idée de lui faire croire qu’il s’agissait d’un travail en studio à plusieurs, le premier livre était d’ailleurs signé Jim Studio à l’intérieur. J’ai fait croire à mon éditeur que c’était le travail d’une équipe de dessins animés et que je chapeautais cette équipe sous le nom de Jim. C’est comme ça que j’ai signé le contrat pour ce petit bouquin d’humour que j’ai réalisé en 3 ou 4 mois de façon très légère. Donc, quand je me suis rendu compte qu’il me fallait un autre pseudo, j’ai eu cette idée de Jim qui me faisait marrer. Je voyais un espèce de mec américain avec sa planche de surf, et comme cette image n’était tellement pas moi, ça m’a amusé. Ensuite, ce pseudo qui vous fait marrer à 25 ans, on se le trimbale toute sa vie… Téhy, en fait, ça vient de mon nom. Petit, je n’arrivais pas à dire les « r » et donc Thierry est devenu « Téhy » ; c’est vraiment la même école que Peyo, le truc classique.

BdTour : peu importe la signature, quand on regarde votre bibliographie, on constate que vous multipliez les projets en solo ou en collaboration avec d’autres dessinateurs. Ne seriez-vous pas hyper-actif ?
JIM : en fait, j’adore démarrer des projets. Rien ne m’excite plus que de démarrer des projets. Hier par exemple, j’ai découvert la ville de Bruges, et j’ai commencé une histoire qui se passerait dans ces petites ruelles… Nuit à Rome, ça vient d’un voyage à Rome… Ce matin, j’étais dans ma salle de bain et j’ai commencé à réfléchir sur un début d’histoire potentielle. En fait, les débuts d’histoire, soit on s’en lasse très vite, soit au bout de quelques jours on y pense encore et on se dit « bon sang, c’est une vraie belle idée ». Et du coup, ce serait trop dommage d’enfermer ça dans un placard, ça donne forcément envie d’en faire quelque chose. J’ai un côté comme ça, où, quand j’ai envie de raconter quelque chose, je ne peux pas m’en passer.

BdTour : A notre humble avis, vous êtes soit un stakhanoviste dans la BD, soit un mec hyper-efficace. A quoi ressemble une de vos journées de travail?
JIM : en fait, je travaille tout le temps. J’ai la chance d’avoir fait de mon loisir mon métier, je n’ai pas d’autre boulot à côté, c’est mon activité principale et je bosse 7 jours sur 7. Après, est-ce que je suis rapide ? Je n’en suis pas sûr, car j’ai des étapes qui sont très longues. Je suis lent pour positionner les bulles. A chaque page je fais des petites retouches couleur, je repositionne des dessins… Quand j’ai fini un album, je me prends un ou deux mois pour réarranger des trucs. J’envoie mon travail à quelques personnes pour récupérer des premiers avis de lecteurs; je m’adresse à des gens très exigeants, et ensuite je prends mon temps pour réarranger le tout. J’ai un processus assez lent donc, je crois. Si je fais deux pages sur une semaine je suis diablement content. Maintenant, je travaille sur papier mais aussi sur ordinateur. J’ai une approche très décomposée en faisant les décors à part par exemple. Je fais souvent un premier jet, que je réimprime, ensuite je l’encre à l’envers ; puis je le replace sur ma page en ré-affinant le trait… et il y a plein de petites étapes comme ça. Après, j’ai aussi mes astuces, j’essaie de vivre avec les outils de l’époque. Je saute de plus en plus l’étape crayonnée quand je peux. Par exemple, si je dois dessiner quelqu’un les bras croisés, je travaille sur base de photos, j’ai donc le détail des plis des vêtements et du mouvement, ce qui donne un ton de vérité au dessin. Je peux prendre un calque, le superposer sur une photo, et essayer de choper tous ces éléments. Je peux d’ailleurs prendre trois ou quatre photos et en mélanger certains éléments: la tête d’une, les bras d’une autre, etc…pour en finalité trouver la pose la plus juste.

BdTour : Retour à votre parcours. Depuis 2010, on sent un changement chez vous. Téhy a laissé la place à Jim, qui clairement s’éloigne de l’humour potache pour entrer dans des récits plus adultes, plus profonds, voire plus intimistes… Avez-vous abandonné le fantastique et la SF ?
JIM : en ce moment, je fais vraiment ce que j’aime. Du coup, l’idée de refaire du fantastique, même si je sais que cela reviendra à un moment, je n’en ai pas vraiment besoin. Je n’ai pas non plus de dessinateur qui exprime l’envie de vouloir bosser sur ce sujet avec moi ; je n’ai donc pour l’instant pas de moteur suffisamment fort. Ca ne me manque pas. La seule chose, c’est que j’avais toujours pensé faire du Yiu toute ma vie, et donc il y a un décalage entre ce que j’imaginais et ma réalité du moment. A l’époque, le cinéma fantastique m’excitait vraiment et me motivait donc aussi à aller dans cette direction. Et ça, ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. Je ne suis pas fan des films Marvel… Il y avait un truc en BD aussi, c’était qu’on pouvait donner naissance à des univers et les faire vivre ; maintenant on peut donner naissance à d’autres univers au cinéma aussi ; et donc j’ai l’impression que ça a moins son sens d’encore faire ça en BD. Le seul truc qui serait intéressant, ce serait de faire quelque chose qu’on ne saurait pas faire au cinéma, mais en ce moment, effectivement, je me sens un peu en pause de ce côté-là.

BdTour : quels sont vos rapports avec le cinéma en général ? Des films / réalisateurs cultes ?
JIM : j’étais fan de films de Claude Sautet. J’ai beaucoup aimé des films comme « la femme défendue » et « nos enfants chéris ». Mon cinéma, c’est un cinéma très proche de ce que je fais en BD. C’est aussi tout le cinéma de Klapisch, avec des choses très humaines…

BdTour : BdTour : Il me semble avoir lu quelque part que « l’invitation » a été adapté (ou serait en cours d’adaptation) pour le cinéma. Vous confirmez ? Vous pouvez nous en parler ?
JIM : oui, ça y est, c’est tourné. En fait c’est un projet que j’aurais été incapable d’adapter au cinéma. Je ne voyais pas comment on pouvait le rallonger, et donc j’ai totalement laissé faire. J’ai lu les différentes étapes du scénario, j’ai aussi donné quelques petits commentaires… je suis allé un peu sur le tournage, mais c’est tout. Ce qui est marrant, c’est de voir des personnages qu’on a écrit prendre vie, de les voir bouger sous la direction de quelqu’un d’autre qui ajoute des scènes, et ça c’est super intéressant car je trouve que cela a été plutôt bien fait. Donc voilà, ça sortira en 2016. C’est un film de Michael Cohen, avec notamment Nicolas Bedos, Camille Chamoux, Bernie Bonvoisin (le chanteur de Trust) qui fait une apparition dans le rôle d’un routier. Je pense qu’il y aura de belles choses. J’ai aussi signé des accords d’adaptation cinéma pour « Une nuit à Rome », mais cela ne s’est pas fait. Bonne nouvelle, on va re-signer avec d’autres personnes. L’adaptation de « une petite tentation» est aussi signée… Et puis je travaille aussi sur des scénarios originaux qui pourraient directement être adaptés pour le cinéma. Cela a un peu été l’année de la bascule pour moi. Maintenant, je dois dire que c’est un univers très compliqué qui fait vraiment apprécier la BD tellement on est libre à côté du cinéma. Donc, je ne sais pas à ce jour comment ça va évoluer, ce que cela deviendra. De toute manière, j’ai besoin de la BD qui m’offre une liberté absolue. Si demain j’ai une idée qui m’excite, je sais que je pourrai l’éditer, alors qu’au cinéma je sais que ce sera un processus très long. Cette liberté incroyable, je veux donc la conserver. La BD, c’est le mode d’expression par excellence où on fait ce qu’on veut.

BdTour : Depuis 4 ans donc, vous enchainez les succès avec des récits qui sont essentiellement axés sur des relations complexes entre de jeunes adultes. Vous en avez dessiné certains vous-mêmes (de beaux jours, une nuit à Rome), mais vous avez aussi mis de belles histoires dans les mains d’autres illustrateurs (« Héléna » avec Lounis Chabane, « Un petit livre » avec Mig ou encore « Où sont passés les grands jours » avec Tefengki). N’aviez-vous pas envie de mettre ces récits en images vous-même ?
JIM : JIM : En fait, ce n’est pas possible. Pour faire un album comme une nuit à Rome, il me faut deux ans. Ca fait 88 pages, c’est long. Ca veut donc dire que je me condamnerais à ne faire un album que tous les deux ans. Hors, mon aspect boulimique fait que je ne peux pas attendre (rires). Et j’ai besoin de faire d’autres choses en parallèle. C’est ce qui donne l’impression d’être vivant, c’est le plaisir de démarrer de nouveaux projets. A Lounis Chabane par exemple, le dessinateur qui a mis en images Héléna, j’ai proposé un album qui s’intitule « l’érection »… Qu’est-ce qu’il y a de plus excitant que de sortir un livre avec le titre « l’érection » ? C’est quelque chose qui m’amuse en fait, je ne peux pas résister et me dire que je vais attendre quelques années d’avoir fini mon album en court pour me mettre à bosser sur ce genre de projet. J’en ai tout de suite envie et donc cela se traduit par une collaboration. Et bien évidemment, chaque dessinateur apporte sa patte, transforme le projet !

BdTour : parlons un peu d’Une nuit à Rome. On vous sent passionné par cette histoire, passionné par vos personnages, voire limite amoureux de Marie…
JIM : en fait, après un voyage à Rome, je suis rentré et je me suis mis à dessiner les premières pages, c’est une envie de dessinateur qui a créé “Une nuit à Rome”. Je n’aurais rien eu à proposer à un autre dessinateur. Là, je suis parti de mon envie de dessin et quand j’ai achevé une dizaine de pages, je me suis dit qu’il fallait que je trouve une histoire… J’ai donc cherché l’histoire après… ce qui est très exceptionnel ! Et vous avez raison, j’adore le personage de Marie. J’ai continué à la dessiner même après avoir terminé l’histoire. Et d’ailleurs, je n’ai pas pu m’empêcher de la faire revenir dans “de beaux moments”. Maintenant, le public joue aussi un rôle dans ce cercle. Les lecteurs apprécient Marie et cette histoire a connu un beau succès, et donc cela alimente mon plaisir et mon envie de la dessiner. Et inversément, le fait que j’adore la dessiner a dû influencer le regard du public…

BdTour : cela explique-t’il le nombre incalculable d’illustrations que vous avez réalisées autour de ce titre et surtout de Marie ? Illustrations qui aiguisent l’appétit d’un grand nombre de collectionneurs…
JIM : il faut comprendre que la plupart du temps, je bosse sur des scénarios et donc qu’il me faut du calme dans la plus grande partie de la journée. Je ne sais pas écouter de musique en écrivant, il faut un maximum de concentration. Et donc, à un moment, faire un dessin de Marie, cela devient très ludique. Et là, je peux écouter de la musique ou la radio, je suis dans le plaisir du dessin, et plus dans les problèmes de mécanique du récit… Il y a là un vrai plaisir ludique à la mettre en image.

BdTour : cet engouement autour de vos originaux, est-ce quelque chose de neuf pour vous ?
JIM : oui on me demande parfois de faire des illustrations, et je commence à vivre aussi de cela. C’est un appoint financier qui permet un certain détachement du « il faut que je fasse 8 pages sur ce mois pour vivre ». Ca me permet d’avoir un détachement vis-à-vis des contraintes éditoriales. Là, je viens de commencer à bosser sur Nuit à Rome tome 3, et je n’ai même pas de contrat. Je peux me permettre de faire une dizaine de pages et de voir si cela fonctionne, si je m’amuse sur ce récit, et ensuite de décider si je le fais ou pas. Comme auteur, parfois vous n’êtes pas 100% satisfait d’une planche, ou vous faites une couverture et puis vous avez une autre idée, mais bon il y a les traites à payer et donc il faut produire, et finalement vous ne prenez pas le temps de refaire le travail car il ne sera payé qu’une fois… C’est vraiment la réalité des auteurs. Le fait de pouvoir compter sur des rentrées financières liées à des « commissions » me retire ce poids. J’adore faire des couvertures par exemple, et je ne me priverai pas d’en faire 12 si ça m’amuse, car justement en ce moment, je n’ai plus ce poids lié aux contraintes économiques. Avant, je ne pouvais pas m’offrir ce luxe de passer autant de temps sur des couves mais le fait de vendre des dessins permet d’être bien plus libre sur sa création. En plus, pour le grand angoissé que je suis, il y a un côté rassurant à cet intérêt du public, cela me permet de penser que j’existe entre deux albums.

BdTour : êtes-vous un grand lecteur de BD ? Si oui, quels seraient vos albums « mythiques » ? Et quels sont vos idoles parmi les dessinateurs ? Des influences ?
JIM : au départ, j’adorais Christian Godard. Pourquoi « j’adorais », non, j’adore Christian Godard avec le Vagabond des limbes, Martin Milan,… ce sont ses récits qui m’ont appris à écrire, à soigner mes dialogues, à mettre plus de profondeur dans mon travail… Après j’aime beaucoup Gipi, son travail graphique ; j’ai bien aimé ce que faisait Boilet à l’époque avec son travail sur la photo. J’aime bien le boulot de mon pote Olivier Pont. Il y a pas mal d’auteurs en fait, j’aime vraiment bien la BD. Par contre, comme tous les auteurs, je pense, je n’en lis pas énormément parce qu’on n’a pas un œil tout à fait neutre. On a un œil de gens qui regardent un peu le moteur, et tout ça…

BdTour : nous voici tout doucement arrivés au terme de cette entrevue. Pouvons-nous encore vous demander comment s’est opéré le choix de vos collaborateurs ces dernières années ?
JIM : Alex Tefengki (ndlr : dessinateur de « où sont passés les grands jours »), je le connaissais depuis longtemps car on avait fait des essais sur Yiu il y a quelques années. Lounis Chabane, c’est lui qui avait exprimé son souhait à mon éditeur de travailler avec moi. Du coup, j’ai découvert son travail et son dessin réaliste qui m’intéressait. Et puis Mig, on était à la recherche d’un dessinateur pour « un petit livre oublié sur un banc » et c’est l’éditeur qui m’a proposé cette collaboration. Je dois reconnaitre que dans ce qu’il avait fait par le passé, il n’y avait pas exactement ce que j’attendais sur cet album, c’est plus dans ses croquis que j’ai vu une espèce de patte féminine qu’il n’exploitait pas encore beaucoup, et il m’a semblé intéressant d’aller le chercher et de le pousser vers ce côté-là. Je considère d’ailleurs qu’il lui en reste énormément sous le pied et qu’il pourrait vraiment nous étonner dans l’avenir, même en couleur directe. J’espère !

BdTour : quels sont vos rapports avec internet ? Pensez-vous que le net et BD font bon ménage ?
JIM : oui, c’est génial. Vous devez considérer que quand je travaille, je suis seul loin de mes lecteurs. Faire un dessin n’a d’intérêt que si je le montre aux autres. Vous terminez un truc, et dans les 5 minutes qui suivent vous avez déjà le retour des gens qui vous regardent… J’aurais tendance à tout montrer sur mon blog ou sur Facebook. Il faut même parfois que je me force à ne pas tout dévoiler. J’aime même faire lire mes scénarios en cours. Quand j’ai des doutes sur une couverture, j’aime bien montrer les différentes idées et ensuite sentir comment elles sont perçues. Ca m’intéresse d’avoir les avis avant que l’album ne soit en librairie. Mais au bout du compte, c’est bien sûr moi qui garde la décision finale… Au départ, ce besoin de montrer mon travail, c’est pour pallier au fait d’être occupé à travailler de manière très solitaire. Quand je bosse, je peux le montrer à ma femme, à un ou deux amis qui vont passer, mais ce n’est pas suffisant, je veux le montrer à un maximum de gens, et à ce niveau-là, internet c’est vraiment l’invention parfaite pour les auteurs de bandes dessinées (rires). Avant on n’avait que le côté dédicace pour avoir un retour du public, mais maintenant le net ouvre la porte à l’ensemble du lectorat et de manière immédiate…

BdTour : enfin, quelle est votre actualité du moment, Jim ?
JIM : eh bien « de beaux moments » qui vient de sortir… Et puis je viens de me lancer dans « Nuit à Rome 3 et 4 », comme je vous l’ai dit, sans certitude encore, mais je teste. Si ça fonctionne, c’est comme si je signais un contrat sur les 4 prochaines années de ma vie, ce qui est assez vertigineux. En même temps, je suis en train de signer deux scénarios de films pour le cinéma, et il va falloir que je jongle avec cette activité plus la bd, et c’est beaucoup. Je me retrouve avec nombre de projets excitants à mener de concert, il faudra donc que je réussisse à ne pas attaquer d’autre(s) projet(s) ou ce sera trop… Ce sera ma mission : devenir raisonnable !

 

Un immense merci à Jim pour sa disponibilité et la gentillesse dont il a fait preuve tout au long de cet entretien palpitant.